« S’il existait un bovidé capable de me dire ce que je suis venu maquiller à Paris cet après-midi, je vous jure que je lui offrirais volontiers le premier étage des Galeries Lafayette. »
Et voilà, le ton est donné. Nous sommes le 5 décembre 1950. « Laissez tomber la fille » vient de paraître aux Editions Fleuve Noir, c’est le numéro 11 de cette collection. Pour ce qui me concerne, je ne sais pas encore lire, j’aurai deux mois dans exactement deux jours ! Ceci explique le fait que je ne peux pas vous présenter la jaquette de cette première édition. Mon exemplaire de « Laissez tomber la fille », je l’ai acheté en 1965.
L’histoire commence dans le métro parisien. San-Antonio se fait tirer dessus à bout portant par un gars qui lui avait simplement demandé du feu pour allumer sa cigarette... Hé ! Oui ! A cette époque-là on avait le droit de fumer même dans les voitures du métro ! Voilà c’est aussi pour ça que j’aime lire et relire les vieux romans policiers ou les romans populaires du siècle dernier, ça nous donne un véritable aperçu de ce qu’était la vie de tous les jours en des temps qu’on n’a pas connus. Si on sait lire entre les lignes, on trouve plein de petits détails sur les mentalités ou les situations. Des détails qu’on apprend ni à l’école, ni dans les livres d’histoire...
Bon... La suite de l’histoire, je ne vous la raconte pas. San-Antonio va vivre une aventure hors du commun, tout seul à Paris, sous l’occupation allemande. Je dis tout seul, car dans ce premier épisode des aventures du Commissaire San-Antonio, Bérurier, Pinaud, Mathias et les autres n’ont pas encore fait leur apparition.
